La Loire ...
... dernier fleuve sauvage d'Europe, la Loire présente chaque matin un visage différent.
Le niveau d'eau peut varier de plusieurs mètres en quelques jours, la végétation et les oiseaux migrateurs marquent le rythme des saisons, les îles se déplacent lentement d'une année à l'autre.
Je le photographie régulièrement car il me facine et me surprend à chacune de mes visites sur ses rives indomptées inscrites au patrimoine de l'humanité depuis quelques années.
Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ.
Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mât (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau...
Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le hâlage des navires.
La vallée de la Loire située entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire a été classée en 2000 par l’UNESCO Patrimoine Mondial de l’humanité. La Loire est parfois surnommée Fleuve royal du fait de la présence de nombreux châteaux dans cette portion.
Malgré quelques barrages et certaines protections latérales contre les crues (des turcies ou levée), la Loire est le seul "grand fleuve sauvage" survivant en France : elle est aussi un "royaume" de paysages somptueux et de milieux naturels très riches.
L'intégralité du fleuve a été inscrit comme Site d'Importance Communautaire du "Réseau Natura 2000" au titre des deux directives "Oiseaux" et "Habitat", en vue de la protection de sa faune et de sa flore sauvage, de sa biodiversité, de ses écosystèmes ainsi que des lieux de passage des espèces migratoires.
Elles peuvent être de type cévenole par averses brutales en amont ou de type océanique. Elles sont connues de longue date, motivant la construction de digues dès le XIIe siècle, étendues par Louis XI à l'Orléannais et la Touraine. La crue de 1856 a recouvert près de 100 000 hectares et détruit près de 23 km de digues. De nombreuses maisons anciennes comportent des marques de crue sur leur mur... *-*-*-*-*-*-* L’hiver 1985, le froid fut intense. Même dans la journée le thermomètre restait en dessous de zéro, et la nuit sous un ciel clair constellé d’étoiles frémissantes le froid fut extrême. Bientôt la Loire charria des frasils qui s’épaissirent, se cognèrent les uns aux autres en crissements distincts qui progressivement au fil des heures se soudèrent. Un matin sous une lumière blanche et brumeuse, ce fut l’embâcle sur 65 kilomètres, l’épaisseur de glace atteignit 30 à 40 centimètres, par endroits des blocs énormes de un à deux mètres de haut. La Loire fut immobile et silencieuse. Elle le resta quelques jours.
(infos recueillies sur Wilkipédia)
La glace scintilla au soleil, les curieux furent de plus en plus nombreux à venir admirer ce spectacle féerique.
Un soir, le vent qui jusqu’alors était orienté au nord-est vira au nord-ouest, puis bientôt plus franchement à l’ouest. D’abord il ne se passa rien.
Dans les jours qui suivirent, des grondements sourds se firent entendre, et bientôt ce fut la débâcle. De gros glaçons s’entrechoquèrent, s’empilèrent les uns sur les autres avec des craquements sinistres.
En certains endroits du fleuve royal, l’eau soudain libre reflua en tout sens, remonta même vers l’amont. Dans un chaos indescriptible la Loire se libéra de son carcan de glace, les levées tirent bon, seuls les ponts donnèrent quelques soucis, les militaires les dégagèrent à l’aide d’explosifs.
La glace se fissura en blocs énormes qui peu à peu furent emportés en heurtant durement les piles. A la fin de l’hiver, la douceur du climat effaça toute trace de l’embâcle. (...tout ceci se passe à Orléans)
(extraits du site consacré à la Loire) à voir !
1985, en Mars, pour ma part, c'est l'année glaciale où est née ma fille chérie...